Des espèces venant de si loin, ici tout près : c’est au marais du Dévorah

Écrit par Christian JOLLY. Publié dans Actualités

Dans le cadre de la journée mondiale des zones humides, Florie, Baptiste et Régis de la  FRAPNA locale ont ouvert les portes du marais burgien à une trentaine de personnes ;

Ce site naturel est situé entre le chemin de la Châgne, la rue de la croix blanche et  le site de Renault Truck  sur une dizaine d’hectares ; L’installation , dans les années 60, de l’usine Berliet a modifié l’espace naturel marécageux car le Dévorah a été canalisé , en limite du site industriel . Sur lequel on a  creusé un étang  pour des essais de véhicules amphibies. Sur la partie nord de la rivière,  le marais, en partie asséché, a été cultivé en champ de maïs un moment . Ensuite, les travaux d’enfouissement d’une ligne  à haute tension a crée des mares toujours présentes ;

Pendant longtemps, les zones humides étaient considérées comme hostiles et il fallait les remblayer ; Ici un projet immobilier, le long de  la rue de la croix blanche qui  devait grignoter le marais a été arrêté pour respecter la loi de protections des zones humides.

La curiosité et l’approche scientifique de la SNA (Société des Naturalistes de l’Ain) et de BNE, avec Pierre Roncin ont été déterminante pour sauver cet espace naturel .

L’inventaire des espèces révèlent 14 types de libellules, dont l’Agrion de Mercure, rarissime en France . Le Dévorah abrite encore la Lamproie de Planer disparue de beaucoup de petits ruisseaux.

Les mares ont été  colonisées par des grenouilles vertes qui attirèrent des prédateurs comme le héron cendré ; Celui niche aujourd’hui dans les arbres bordant l’étang du site industriel. Nous avons donc une héronnière sur le territoire de Bourg … Et aussi beaucoup de canards ;

Des grenouilles rousses venues des bois voisins tentent de se reproduire dans ces zones humides mais les pontes finissent souvent à sec …

Lièvres, Chevreuils, sangliers y font des incursions ; Le ragondin y habite en s’attaquant aux plants de Carex Pseudocyperus, pourtant protégés … Des poils de blaireaux accrochés au bas  grillage du terrain privé attestent de leur  passage .

Des oiseaux fréquentent le site comme des fauvettes, mésanges et autres passereaux, mais leur densité n’est pas très forte vue la taille du site . 

Le milieu évolue très vite dans le sens de la banalisation ; Les ronces, sur les parties sèches  et les aulnes , sur les parties humides deviennent envahissants . La privation de lumière est une menace pour la biodiversité .

Donc, ce qui est paradoxal, c’est que la richesse du milieu ne peut survivre sans l’intervention humaine ; Les employés municipaux doivent intervenir  pour gérer ce marais sous l’autorité du syndicat de la Reyssouze (Élagage, débroussaillage).

Une réflexion est en cours pour faire partager les richesses de cette  biodiversité sur le territoire de notre ville ; Faut-il faire un sentier d’interprétation ou non pour éviter un accès trop facile avec les dérives d’incivisme malheureusement visibles dans d’autres espaces naturels péri urbains ?

Merci aux passionnés qui continuent à travailler sur le sujet ...

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